Le recyclage

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Le recyclage du verre

Le tri du verre, un geste solidaire Pour chaque tonne de verre triée, 2€ sont reversés à la Ligue Contre le Cancer des Alpes de Haute-Provence. La première étape du recyclage du verre est son tri par les habitants dans un premier temps, puis par le recycleur lui-même pour éviter que des erreurs perturbent le processus (cf. « focus sur les indésirables »). Ces erreurs concernent principalement la vaisselle, les ampoules et les verres de vaisselles qui n’ont pas la même composition que le verre d’emballage. Le verre étant maintenant débarrassé de toute matière indésirable, il va être trié par couleur, de la même manière que les machines de tri optique du centre de tri peuvent séparer les plastiques selon leur nature. Ceci dans le but de pouvoir reformer du verre unis. A ce moment-là, le verre est en tout petits morceaux ; on appelle cela du calcin. Ce calcin est placé dans des fours qui le feront chauffer jusqu’à une température avoisinant les 1500°C, où il entrera en fusion. Le verre fondu passera ensuite dans des moules où de l’air sera soufflé pour lui faire prendre la forme d’un nouvel emballage. Le verre est recyclable à l’infini.
Les indésirables dans le verre

Focus sur les indésirables dans le verre

Il faut bien distinguer le verre issu d’emballages de celui issu de la vaisselle. Prenons l’exemple d’un pot de confiture et d’un verre à eau. Notre pot de confiture va être rempli de confiture qui va être mangée et le pot ira dans le conteneur de verre pour être refondu. Il ne servira ainsi qu’une fois. Notre verre à eau, quant à lui, va être rempli, vidé, lavé au lave-vaisselle et ce plusieurs fois durant de nombreuses années. Il faut donc que notre verre à eau soit plus solide que notre pot de confiture. Pour cela, on va ajouter à la pâte de verre en fusion un ingrédient qui va la rendre plus résistante une fois refroidie. Mais cet ingrédient aura également pour effet d’augmenter la température de fusion de notre verre à eau. Si celui-ci est jeté avec les pots de confiture, il ne va pas fondre complètement et faire des grumeaux très problématiques pour les nouveaux pots de confitures ou bouteilles créés.

Le recyclage du papier

Le papier collecté dans les conteneurs bleus ou jaunes est trié au centre de tri de Manosque puis transporté vers une papeterie. Trois étapes vont se succéder. Tout d’abord l’étape du pulpage au cours de laquelle le papier va être placé dans des bains où il sera déchiqueté pour obtenir une pâte. Vient ensuite l’épuration qui va permettre de débarrasser la pâte de papier de tous les corps étrangers (agrafes, trombones). S’en suit le désencrage qui va permettre de faire disparaître l’encre à l’aide de différents produits chimiques. On obtient alors une pâte à papier aussi blanche que possible qui va être pressée, séchée puis mise en bobines pour être réimprimée. Le papier se recycle entre sept et neuf fois. Au-delà, la fibre de cellulose est trop endommagée pour faire de nouvelles feuilles imprimables. En fin de vie, les papiers deviennent ainsi du papier toilette, des mouchoirs ou de l’essuie tout.

Le recyclage du plastique

Le plastique collecté dans les conteneurs jaunes est tout d’abord broyé et épuré pour enlever les impuretés. Les morceaux sont ensuite lavés et séchés avant d’être fondus et transformés en granules. Ces granules sont ensuite chauffés et fondus afin d’obtenir une grande toile en plastique de plusieurs mètres de haut. Cette toile est moulée avec un jet d’air pour donner à l’emballage ou à l’objet sa nouvelle forme. Il est ensuite refroidi et peut de nouveau être utilisé.

Le recyclage des métaux

Il existe différents métaux mais les techniques de recyclage sont sensiblement les mêmes. Tout d’abord le métal broyé puis fondu à très haute température. Il est ensuite mis dans des moules pour former des lingots qui sont plus facilement transportables jusqu’à l’usine de métallurgie. Ils y sont de nouveau fondus et transformés en de nouveaux emballages, en pièces automobiles ou en matériel pour l’aéronautique.

Les recycleurs

Carte des recycleurs du SYDEVOM du Haute-Provence

La proximité géographique des recycleurs est un critère déterminant pour la notation lors de l’attribution des marchés. Ainsi, les usines de recyclages des déchets collectés par le SYDEVOM pour les collectivités adhérentes sont en priorité situées en France et ou dans les pays frontaliers européens. L’objectif est de rester cohérent en terme de bilan carbone en limitant les distances parcourues par les déchets recyclables.

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